⚖️ Équité salariale
Évaluez les emplois par facteurs et sous-facteurs pondérés, comparez les salaires et détectez les écarts
Valeurs de reference selon les pratiques habituelles d'evaluation d'emplois. Utilisez-les comme point de depart pour ponderer vos facteurs ci-dessous.
| Facteur | Sous-facteur | Bornes generalement reconnues | Valeur par sous-facteur |
|---|
Les quatre grands facteurs de la Loi sur l'équité salariale du Québec. Modifiez les pondérations selon votre méthode d'évaluation — le total des facteurs et des sous-facteurs de chaque groupe doit atteindre 100 %.
Attribuez un score de 0 à 100 pour chaque sous-facteur à chaque professionnel. Le total pondéré est calculé automatiquement ainsi que le salaire par point et l'écart d'équité.
Comprendre l'équité salariale au Québec
L'équité salariale est une obligation légale et un principe d'équité qui vise à corriger les écarts de rémunération entre les emplois traditionnellement occupés par des femmes et ceux traditionnellement occupés par des hommes, lorsque ces emplois sont de valeur équivalente. Cette page rassemble les repères essentiels pour comprendre la Loi sur l'équité salariale du Québec, savoir quelles entreprises sont concernées, comment se déroule l'évaluation des catégories d'emplois, et quelles sont les obligations de maintien tous les cinq ans.
La Loi sur l'équité salariale du Québec — qu'est-ce que c'est ?
La Loi sur l'équité salariale a été adoptée par l'Assemblée nationale du Québec en 1996 et est entrée en vigueur en novembre 1997. Son objectif est clair : corriger les écarts salariaux qui résultent de la discrimination systémique à l'égard des emplois à prédominance féminine. La loi reconnaît que, historiquement, les emplois majoritairement occupés par des femmes ont été sous-évalués par rapport à des emplois de valeur comparable occupés par des hommes — secrétariat, soins, enseignement préscolaire, caisse, entretien ménager, etc.
L'équité salariale ne se confond pas avec l'égalité salariale. L'égalité salariale exige qu'à travail égal, salaire égal — un homme et une femme qui font le même emploi doivent recevoir la même rémunération. L'équité salariale va plus loin : elle exige qu'à travail équivalent, la rémunération soit équivalente, même si les emplois sont différents. Une infirmière auxiliaire et un mécanicien d'usine ne font pas le même travail, mais leurs emplois peuvent avoir une valeur équivalente une fois mesurés selon des critères neutres.
La loi est administrée par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Cette dernière publie des guides, met à disposition un outil progiciel d'évaluation, reçoit les plaintes des salarié·es et peut imposer des amendes administratives aux employeurs récalcitrants.
Quelles entreprises sont concernées ?
Toute entreprise du Québec comptant 10 salariés ou plus doit réaliser un exercice d'équité salariale. Le calcul du nombre de salariés se fait sur la moyenne des employé·es au cours de l'année de référence (12 mois). Les entreprises de moins de 10 personnes ne sont pas tenues de faire l'exercice formel, mais demeurent assujetties à l'interdiction générale de discrimination salariale prévue à la Charte des droits et libertés de la personne.
La loi distingue trois paliers de taille :
- 10 à 49 salariés — l'employeur doit faire l'exercice mais sans comité d'équité salariale obligatoire. Une démarche simplifiée est possible.
- 50 à 99 salariés — l'exercice complet est requis ; un comité d'équité salariale est facultatif mais recommandé.
- 100 salariés et plus — un comité d'équité salariale formel doit être constitué, avec représentation des salarié·es et des emplois à prédominance féminine.
Une fois l'exercice initial complété, l'employeur doit procéder à une évaluation du maintien de l'équité salariale tous les cinq ans. Cette évaluation périodique vérifie que les changements survenus (créations d'emplois, modifications de tâches, fusions, restructurations, conventions collectives) n'ont pas réintroduit d'écart discriminatoire. L'affichage des résultats du maintien est obligatoire et doit être visible pendant 60 jours dans les lieux de travail.
La méthodologie d'évaluation
L'exercice d'équité salariale suit quatre grandes étapes méthodologiques :
- Identifier les catégories d'emplois — regrouper les postes qui partagent des fonctions, qualifications, responsabilités et rémunérations similaires.
- Déterminer la prédominance — une catégorie est dite à prédominance féminine ou masculine si elle compte au moins 60 % de personnes du même genre. Les autres sont qualifiées de mixtes (ou neutres).
- Évaluer chaque catégorie sur quatre facteurs prévus par la loi.
- Comparer les rémunérations entre catégories de valeur équivalente et calculer les ajustements requis.
Les quatre facteurs d'évaluation obligatoires sont :
- Qualifications requises — formation, expérience, habiletés, dextérité, autonomie de jugement.
- Responsabilités assumées — supervision de personnel, gestion de ressources financières ou matérielles, communications internes et externes, impact des décisions.
- Efforts requis — efforts intellectuels (concentration, attention soutenue) et physiques (manutention, postures, dextérité fine).
- Conditions de travail — environnement physique (bruit, températures, dangers), risques psychosociaux, déplacements, horaires atypiques.
Chaque facteur est décomposé en sous-facteurs pondérés en pourcentage. Les emplois reçoivent un pointage total qui les positionne dans une grille comparative. La méthode doit être exempte de biais sexistes : un sous-facteur "force physique" ne peut pas peser de manière disproportionnée sans que des sous-facteurs typiques des emplois féminins (ex. : exigences relationnelles, attention au détail) soient eux aussi reconnus.
Exemple — PME québécoise
Prenons un bureau d'architectes de 30 employés à Trois-Rivières. L'entreprise tombe dans le palier 10–49 salariés. Voici comment se déroule l'exercice :
Catégories d'emplois identifiées :
- Architectes seniors et juniors — 14 personnes — catégorie mixte (50 % H / 50 % F).
- Techniciens en architecture — 9 personnes — catégorie mixte (78 % H, sous le seuil de 80 % traditionnel mais à surveiller).
- Adjointes administratives et réception — 7 personnes — catégorie à prédominance féminine (100 % F).
Évaluation par points (sur 1 000) :
- Architecte sénior : 760 pts — salaire moyen 95 000 $.
- Technicien en architecture : 540 pts — salaire moyen 58 000 $.
- Adjointe administrative : 380 pts — salaire moyen 42 000 $.
Résultat : en traçant la droite de comparaison entre les emplois mixtes (architecte / technicien), on constate que le salaire correspondant à 380 points devrait être de 47 200 $. L'écart de 5 200 $ par adjointe administrative doit être corrigé sur 4 ans (versements annuels) avec ajustement rétroactif à la date d'affichage initiale.
Les ajustements ne portent pas que sur le salaire de base : les avantages liés à la rémunération (primes, indemnités, régimes de retraite, bonis) doivent eux aussi être pris en compte si les conditions diffèrent significativement entre catégories. L'employeur affiche ses résultats pendant 60 jours, période durant laquelle les salarié·es peuvent poser des questions ou demander des révisions par écrit.
Foire aux questions
Que se passe-t-il si une entreprise ne fait pas l'exercice ?
La CNESST peut imposer des amendes administratives pouvant dépasser 45 000 $ par infraction et émettre une ordonnance de réalisation de l'exercice. Les ajustements salariaux deviennent en outre exigibles avec intérêts depuis la date où ils auraient dû être payés. La récidive double les pénalités.
Comment faire l'affichage des résultats ?
L'affichage doit comporter une description sommaire de la démarche, la liste des catégories d'emplois, le pourcentage d'écart constaté, les ajustements à verser et les modalités de versement. Il est visible pendant 60 jours dans un endroit fréquenté par les salarié·es (intranet acceptable si tous y ont accès) et accompagné des coordonnées d'un responsable à qui adresser les questions.
Que faire si on n'a aucune catégorie féminine de comparaison ?
Lorsqu'il n'existe pas de catégorie à prédominance masculine de comparaison dans l'entreprise, on utilise des catégories de comparaison externes définies par règlement. La CNESST publie deux catégories types (par exemple : commis de bureau et opérateur d'équipement de production) avec des données salariales repères.
Le maintien tous les 5 ans, c'est obligatoire ?
Oui, sans exception. Même si aucun changement majeur ne semble être survenu, l'évaluation du maintien doit être documentée et affichée. Les modifications introduites par convention collective, plan de classification ou restructuration majeure doivent être analysées sous l'angle de l'équité.
Existe-t-il un outil de la CNESST ?
Oui — la CNESST met à disposition le Progiciel pour réaliser l'équité salariale (PRES), un logiciel gratuit qui guide les PME dans toutes les étapes : identification des catégories, choix des facteurs, pondération, calcul des écarts. Notre calculateur Calculix complète cet outil en proposant une visualisation rapide par professionnel et un export Excel.
Understanding pay equity in Quebec
Pay equity is both a legal obligation and a fairness principle that aims to correct compensation gaps between jobs traditionally held by women and jobs traditionally held by men, when those jobs are of equivalent value. This page brings together the essential references to understand Quebec's Pay Equity Act, find out which businesses are concerned, learn how job classes are evaluated, and understand the maintenance obligations every five years.
Quebec's Pay Equity Act — what is it?
Quebec's Pay Equity Act was adopted by the National Assembly in 1996 and came into force in November 1997. Its goal is clear: to correct salary gaps that result from systemic discrimination against predominantly female job classes. The Act recognizes that, historically, jobs mostly held by women have been undervalued compared to jobs of comparable value held by men — secretarial work, care, early-childhood teaching, cashier work, housekeeping, and so on.
Pay equity is not the same as equal pay. Equal pay requires that for the same work, the same salary be paid — a man and a woman doing the same job must receive the same compensation. Pay equity goes further: it requires that for work of equivalent value, compensation be equivalent, even when the jobs are different. A licensed practical nurse and a factory mechanic don't do the same job, but their positions may have equivalent value once measured against neutral criteria.
The Act is administered by the Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). The CNESST publishes guides, provides a free evaluation software tool, receives complaints from employees, and may impose administrative fines on uncooperative employers.
Which businesses are concerned?
Every Quebec business with 10 or more employees must complete a pay-equity exercise. The headcount is calculated as the average number of employees during the 12-month reference period. Businesses with fewer than 10 employees are not required to complete the formal exercise, but remain subject to the general prohibition on salary discrimination set out in the Charter of Human Rights and Freedoms.
The Act distinguishes three size tiers:
- 10 to 49 employees — the employer must complete the exercise without a mandatory pay-equity committee. A simplified procedure is available.
- 50 to 99 employees — the full exercise is required; a pay-equity committee is optional but recommended.
- 100 or more employees — a formal pay-equity committee must be set up, with representation of employees and of predominantly female job classes.
Once the initial exercise is completed, the employer must conduct a maintenance evaluation every five years. This periodic review checks that changes that have occurred (new positions, task modifications, mergers, restructurings, collective agreements) have not reintroduced a discriminatory gap. The maintenance results must be posted and visible for 60 days in workplaces.
The evaluation methodology
The pay-equity exercise follows four major methodological steps:
- Identify job classes — group positions that share similar duties, qualifications, responsibilities and compensation.
- Determine predominance — a class is said to be female- or male-predominant if at least 60 % of incumbents belong to the same gender. The others are mixed (or neutral) classes.
- Evaluate each class against the four legally prescribed factors.
- Compare compensation across classes of equivalent value and compute required adjustments.
The four mandatory evaluation factors are:
- Qualifications required — education, experience, skills, dexterity, judgment autonomy.
- Responsibilities assumed — staff supervision, financial or material resources, internal and external communications, impact of decisions.
- Efforts required — intellectual efforts (sustained concentration, attention) and physical efforts (handling, postures, fine dexterity).
- Working conditions — physical environment (noise, temperatures, hazards), psychosocial risks, travel, atypical schedules.
Each factor is broken into sub-factors weighted in percentage. Jobs receive a total point score that places them on a comparison grid. The method must be free of gender bias: a "physical strength" sub-factor cannot weigh disproportionately unless typically female sub-factors (e.g., relational demands, attention to detail) are equally recognized.
Example — Quebec SME
Take a 30-employee architecture firm in Trois-Rivières. The business falls within the 10–49 tier. Here is how the exercise unfolds:
Identified job classes:
- Senior and junior architects — 14 people — mixed class (50 % M / 50 % F).
- Architectural technicians — 9 people — mixed class (78 % M).
- Administrative assistants and reception — 7 people — female-predominant class (100 % F).
Point evaluation (out of 1,000):
- Senior architect: 760 pts — average salary $95,000.
- Architectural technician: 540 pts — average salary $58,000.
- Administrative assistant: 380 pts — average salary $42,000.
Result: by drawing the comparison line between mixed classes (architect / technician), the salary corresponding to 380 points should be $47,200. The $5,200 gap per administrative assistant must be corrected over 4 years (annual instalments) with retroactive adjustment back to the initial posting date.
Adjustments are not limited to base salary: compensation-related benefits (premiums, allowances, pension plans, bonuses) must also be considered when conditions differ significantly across classes. The employer posts results for 60 days, during which employees may submit written questions or requests for review.
Frequently asked questions
What happens if a business does not complete the exercise?
The CNESST may levy administrative fines exceeding $45,000 per infraction and issue an order requiring the exercise to be completed. Owed adjustments become payable with interest from the date they should have been paid. Repeat offences double the penalty.
How is the posting done?
The posting must include a summary of the process, the list of job classes, the gap percentages found, adjustments owed and payment schedule. It is visible for 60 days in an area frequented by employees (intranet acceptable if all have access) and accompanied by the contact information of someone responsible for answering questions.
What if there is no female class to compare with?
When no comparable male-predominant class exists in the business, external comparison classes defined by regulation are used. The CNESST publishes two reference classes (e.g., office clerk and production-equipment operator) with reference salary data.
Is the 5-year maintenance mandatory?
Yes, without exception. Even if no major change appears to have occurred, the maintenance evaluation must be documented and posted. Modifications introduced through collective agreements, classification plans or major restructurings must be analyzed from the equity standpoint.
Is there a CNESST tool?
Yes — the CNESST provides the PRES software (Progiciel pour réaliser l'équité salariale), a free package that guides SMEs through every step: identifying classes, choosing factors, weighting, computing gaps. Our Calculix calculator complements that tool with quick per-professional visualizations and Excel export.
Comprender la equidad salarial en Quebec
La equidad salarial es a la vez una obligación legal y un principio de justicia que busca corregir las brechas de remuneración entre los empleos tradicionalmente ocupados por mujeres y aquellos tradicionalmente ocupados por hombres, cuando esos empleos son de valor equivalente. Esta página reúne las referencias esenciales para comprender la Ley sobre la Equidad Salarial de Quebec, saber qué empresas están afectadas, cómo se evalúan las categorías de empleo y cuáles son las obligaciones de mantenimiento cada cinco años.
La Ley sobre la Equidad Salarial de Quebec — ¿qué es?
La Ley sobre la Equidad Salarial fue adoptada por la Asamblea Nacional de Quebec en 1996 y entró en vigor en noviembre de 1997. Su objetivo es claro: corregir las brechas salariales que resultan de la discriminación sistémica contra los empleos de predominio femenino. La ley reconoce que, históricamente, los empleos ocupados mayoritariamente por mujeres han sido subvalorados frente a empleos de valor comparable ocupados por hombres — secretariado, cuidados, enseñanza preescolar, caja, limpieza, etc.
La equidad salarial no se confunde con la igualdad salarial. La igualdad exige que a igual trabajo, igual salario — un hombre y una mujer que realizan el mismo empleo deben recibir la misma remuneración. La equidad va más allá: exige que a trabajo equivalente, la remuneración sea equivalente, aunque los empleos sean distintos. Una enfermera auxiliar y un mecánico de fábrica no hacen el mismo trabajo, pero sus puestos pueden tener un valor equivalente medido con criterios neutros.
La ley es administrada por la Comisión de Normas, Equidad, Salud y Seguridad en el Trabajo (CNESST). Esta publica guías, pone a disposición un software de evaluación, recibe quejas de los trabajadores y puede imponer multas administrativas a los empleadores que no cumplan.
¿Qué empresas están afectadas?
Toda empresa de Quebec que cuente con 10 o más asalariados debe realizar un ejercicio de equidad salarial. El cálculo del número de empleados se hace sobre el promedio durante el período de referencia de 12 meses. Las empresas con menos de 10 personas no están obligadas a realizar el ejercicio formal, pero siguen sujetas a la prohibición general de discriminación salarial prevista en la Carta de los Derechos y Libertades de la Persona.
La ley distingue tres niveles según el tamaño:
- 10 a 49 asalariados — el empleador debe hacer el ejercicio sin comité de equidad obligatorio. Un procedimiento simplificado está disponible.
- 50 a 99 asalariados — el ejercicio completo es obligatorio; un comité de equidad es opcional pero recomendado.
- 100 o más asalariados — debe constituirse un comité de equidad salarial formal, con representación de los asalariados y de los empleos de predominio femenino.
Una vez completado el ejercicio inicial, el empleador debe realizar una evaluación de mantenimiento de la equidad cada cinco años. Esta evaluación periódica verifica que los cambios ocurridos (nuevos puestos, modificaciones de tareas, fusiones, reestructuraciones, convenios colectivos) no hayan reintroducido una brecha discriminatoria. Los resultados deben publicarse y permanecer visibles durante 60 días en los lugares de trabajo.
La metodología de evaluación
El ejercicio de equidad salarial sigue cuatro grandes etapas metodológicas:
- Identificar las categorías de empleo — agrupar los puestos que comparten funciones, cualificaciones, responsabilidades y remuneración similares.
- Determinar la predominancia — una categoría se considera de predominio femenino o masculino si al menos el 60 % de las personas pertenecen al mismo género. Las demás se denominan mixtas (o neutras).
- Evaluar cada categoría según los cuatro factores previstos por la ley.
- Comparar las remuneraciones entre categorías de valor equivalente y calcular los ajustes necesarios.
Los cuatro factores de evaluación obligatorios son:
- Cualificaciones requeridas — formación, experiencia, habilidades, destreza, autonomía de juicio.
- Responsabilidades asumidas — supervisión de personal, gestión de recursos financieros o materiales, comunicaciones internas y externas, impacto de las decisiones.
- Esfuerzos requeridos — esfuerzos intelectuales (concentración, atención sostenida) y físicos (manipulación, posturas, destreza fina).
- Condiciones de trabajo — ambiente físico (ruido, temperaturas, peligros), riesgos psicosociales, desplazamientos, horarios atípicos.
Cada factor se descompone en subfactores ponderados en porcentaje. Los empleos reciben una puntuación total que los sitúa en una rejilla comparativa. El método debe estar libre de sesgos sexistas: un subfactor "fuerza física" no puede pesar de manera desproporcionada sin que subfactores típicos de empleos femeninos (ej.: exigencias relacionales, atención al detalle) sean también reconocidos.
Ejemplo — pyme quebequense
Tomemos un estudio de arquitectura de 30 empleados en Trois-Rivières. La empresa cae en el nivel 10–49. Así se desarrolla el ejercicio:
Categorías identificadas:
- Arquitectos seniors y juniors — 14 personas — categoría mixta (50 % H / 50 % M).
- Técnicos en arquitectura — 9 personas — categoría mixta (78 % H).
- Asistentes administrativas y recepción — 7 personas — categoría de predominio femenino (100 % M).
Evaluación por puntos (sobre 1 000):
- Arquitecto sénior: 760 pts — salario medio 95 000 $.
- Técnico en arquitectura: 540 pts — salario medio 58 000 $.
- Asistente administrativa: 380 pts — salario medio 42 000 $.
Resultado: trazando la línea de comparación entre los empleos mixtos (arquitecto / técnico), el salario correspondiente a 380 puntos debería ser de 47 200 $. La brecha de 5 200 $ por asistente debe corregirse durante 4 años (cuotas anuales) con ajuste retroactivo a la fecha de la publicación inicial.
Los ajustes no se limitan al salario base: los beneficios vinculados a la remuneración (primas, complementos, planes de pensión, bonificaciones) deben tenerse en cuenta cuando las condiciones difieren significativamente entre categorías. El empleador publica los resultados durante 60 días, período durante el cual los trabajadores pueden plantear preguntas o solicitar revisiones por escrito.
Preguntas frecuentes
¿Qué ocurre si una empresa no realiza el ejercicio?
La CNESST puede imponer multas administrativas que superan los 45 000 $ por infracción y emitir una orden de realización del ejercicio. Los ajustes salariales se vuelven exigibles con intereses desde la fecha en que debieron pagarse. La reincidencia duplica las sanciones.
¿Cómo se realiza la publicación de resultados?
La publicación debe incluir un resumen del proceso, la lista de categorías de empleo, el porcentaje de brecha constatado, los ajustes a pagar y las modalidades de pago. Es visible durante 60 días en un lugar frecuentado por los trabajadores (la intranet es aceptable si todos tienen acceso), acompañada del contacto de un responsable.
¿Qué hacer si no hay ninguna categoría masculina de comparación?
Cuando no existe una categoría de predominio masculino comparable en la empresa, se utilizan categorías de comparación externas definidas por reglamento. La CNESST publica dos categorías tipo (por ejemplo: oficinista y operador de equipos de producción) con datos salariales de referencia.
¿El mantenimiento cada 5 años es obligatorio?
Sí, sin excepción. Aunque no parezca haber cambios mayores, la evaluación de mantenimiento debe documentarse y publicarse. Las modificaciones introducidas por convenios colectivos, planes de clasificación o reestructuraciones importantes deben analizarse desde la perspectiva de la equidad.
¿Existe una herramienta de la CNESST?
Sí — la CNESST pone a disposición el software PRES (Progiciel pour réaliser l'équité salariale), un programa gratuito que guía a las pymes en todas las etapas: identificación de categorías, elección de factores, ponderación, cálculo de brechas. Nuestro calculador Calculix complementa esa herramienta con visualización rápida por profesional y exportación Excel.